Programme pour les Individuels

Vous ne faites partie d’aucun groupe mais vous souhaitez découvrir des nouveaux lieux, un autre regard ou des bâtiments accessibles seulement aux groupes.. Rejoignez-nous en vous inscrivant pour une ou plusieurs visites…

Lundi 1er octobre à 10h30

Saint-Augustin: de la Petite Pologne à l'Europe

A l'époque de Louis XV, le quartier était encore en friche. Une barrière d'octroi y était située, prenant le surnom d'un cabaret installé dans les environs. Souvent décrit comme un repaire de mendiants, de vagabonds et de gens sans aveux, ils inspire les auteurs parisiens tels que Balzac ou Eugène Sue.. Les grands travaux haussmanniens ont progressivement fait disparaître ce faubourg et son nom est graduellement tombé dans l'oubli. A sa place fut érigée l'église St-Augustin, hymne à l'architecture moderne au métal.. L'afflux de Parisiens élégants et fortunés du IInd Empire modifia considérablement les alentours pour en faire un quartier uniforme dans ses grandes lignes mais incroyablement riche et varié dans ses détails...

Vendredi 12 octobre à 14h30

Exposition Les Impressionnistes à Londres au Musée du Petit Palais

La guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris poussèrent de nombreux artistes installés en France à se réfugier au Royaume-Uni. Dans les mois ou les années qui suivirent la fin des événements, des réfugiés économiques vinrent rejoindre leurs rangs. L’Empire britannique est alors au sommet de sa puissance. Londres représente un refuge sûr pour les artistes quittant Paris, comme un marché de l’art plus porteur. S'ils apportent un souffle de modernité aux institutions britanniques, réciproquement, l’expérience de l’exil outre-Manche exerça une influence nouvelle sur l’art français. Le parcours animé par des témoignages sonores, permet au visiteur de faire le voyage de Paris à Londres en revivant l’expérience de ces artistes en exil. Certains sont déjà célèbres (Carpeaux, Tissot, Daubigny), d’autres vont s’y révéler en enseignant leur art (Legros, Dalou), tandis que les futurs impressionnistes (Pissarro, Monet, Sisley) peinent à convaincre le public anglais malgré le soutien du marchand Durand-Ruel qui diffuse l’art français à Londres. Ces personnalités contrastées de la scène artistique française sont présentées parmi le cercle d’amis et de collectionneurs qui les ont soutenus durant leur séjour anglais. Co-organisée avec la Tate Britain de Londres, l’exposition réunit plus d’une centaine de chefs-d’oeuvre nés au bord de la Tamise, dans l’atmosphère brumeuse et industrielle du Londres Victorien. L’histoire s’achève en 1904 avec Derain qui vient peindre un Londres aux couleurs du fauvisme.

Vendredi 9 novembre à 13h30

Le Collège des Bernardins

Au XIIIe siècle, l’Université ne désigne pas encore une institution ou un édifice mais la communauté des enseignants et des étudiants placés sous l’autorité de l’Eglise (la théologie demeurant la discipline maîtresse). C’est donc logiquement au cœur du Quartier Latin, encore « Quartier de l’Université » qu’est construit à partir de 1248, le Collège des Bernardins, pour assurer aux étudiants envoyés des abbayes cisterciennes des conditions de vie et de travail dignes à Paris. Tour à tour lieu d’enseignement, prison, caserne de pompiers, le Collège récemment racheté et restauré par l’archevêché de Paris vous ouvre parmi les plus grandes salles gothiques de Paris. Une architecture à couper le souffle.

Vendredi 23 novembre à 10h30

Exposition Giacometti, entre tradition et avant-garde au Musée Maillol

L’exposition « Alberto Giacometti entre modernité classique et avant-garde » propose une relecture de l’œuvre de Giacometti en dialogue avec les grands sculpteurs modernes de son époque. Plus de cinquante sculptures de l’artiste, principalement issues de la collection de la Fondation Giacometti, seront mises en regard avec près d’une trentaine d’œuvres d’autres artistes : Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky, ou encore Germaine Richier. A travers un parcours chronologique et thématique, l’exposition éclairera les influences de ces artistes à chacune des étapes de l’élaboration du style de Giacometti. Le parcours proposera ainsi un éclairage nouveau sur la période méconnue d’avant- guerre : d’abord les œuvres de jeunesse de Giacometti encore empreintes de tradition classique, puis la rencontre des avant-gardes parisiennes après 1925 et la traversée du surréalisme jusqu’en 1935 avant d’aboutir au style de sa mâturité...

Dimanche 9 décembre à 10h30

L'Institut de France

"Protecteur des arts, des lettres et des sciences", telle est la devise de l'institut de France qui a pris place dans l'ancien collège des Quatre Nations, fondé au XVIIe siècle par le cardinal Mazarin. Ce nom avait été choisi en référence aux provinces nouvellement conquises par le jeune Louis XIV: la Catalogne, l'Alsace, l'Artois et Pignerol (actuelle Italie). Ce n'est qu'après la Révolution que l'Institut de France s'y installe. Il abrite les différentes académies et leur époustouflante bibliothèque : la bibliothèque Mazarine. Dans ces lieux fastueux, les "immortels" se réunissent et oeuvres pour la protection de notre patrimoine, matériel et immatériel.. A découvrir absolument tant les occasions sont rares...

Jeudi 13 décembre à 14h30

Exposition Renoir, père et fils au Musée d'Orsay

L'exposition veut explorer le dialogue fécond et parfois paradoxal entre un père, Pierre-Auguste Renoir, et un fils, Jean Renoir, entre deux artistes, entre peinture et cinéma. Les points de contact entre l'oeuvre du cinéaste et du peintre vont au-delà d'un jeu d'influence et de transposition. Tout se passe comme si c'est en interrogeant la peinture de Renoir et de ses contemporains et, plus généralement, le XIXe siècle finissant, que Jean forge sa personnalité artistique et établit son autonomie de cinéaste. L'exposition revient de façon neuve sur son rôle dans la diffusion de l'oeuvre de son père, ses relations avec le milieu artistique et sa pratique de céramiste qu'il met en parallèle avec celle du cinéma, car potiers et cinéastes composent avec le hasard. Les relations entre Pierre-Auguste et Jean sont jalonnées de portraits croisés, entre un fils qui a posé pour son père sans jamais l'avoir filmé, mais qui prépare pendant près de vingt ans sa biographie encore très lue aujourd'hui. A travers des tableaux, des extraits de films, des photographies, des costumes, des affiches, des dessins, et des documents, pour certains inédits, cette exposition pluridisciplinaire explore des thèmes (le rôle du modèle féminin par exemple) et des géographies (la Seine, Montmartre, le Midi) communs à deux oeuvres que réunissent peut-être plus sûrement encore un goût de la liberté et une profonde humanité.

 

Mardi 18 décembre à 13h15

Exposition Alphonse Mucha au Musée du Luxembourg

Artiste tchèque de renommée internationale, Alphonse Mucha reste indissociable de l’image du Paris 1900. Sa célébrité lui vient surtout de ses élégantes affiches d’un style très affirmé, emblématique de l’Art Nouveau. Mais son activité d’affichiste occulte trop souvent les autres aspects de sa production comportant aussi des peintures, des sculptures, des dessins, des décors, des objets d’art… Au travers de toutes ces œuvres, c’est la figure d’un homme qui se dessine, mystique et visionnaire, animé d’une véritable pensée politique, à l’heure du renouveau national tchèque et de l’éclatement de l’empire austro-hongrois. Tout le travail préparatoire pour L’Épopée slave qui l’occupe entre 1911 et 1928 témoigne de son attachement à son pays natal et de son rêve d’unité entre les peuples slaves. Au-delà du maître de l’Art Nouveau, c’est donc l’œuvre foisonnante et la personnalité singulière de cet artiste que l’exposition entend révéler aux visiteurs

Jeudi 17 janvier à 15h

Exposition Caravage à Rome, amis et ennemis au Musée Jacquemart –André

Provenant des plus grands musées italiens, les toiles extraordinaires exposées permettront de retracer la carrière romaine de Caravage (1592 – 1606) jusqu’à l’exil. Un artiste hors-du-commun au cœur de la scène artistique romaine Né en 1571, Michelangelo Merisi, dit Caravage, va révolutionner la peinture italienne du XVIIe siècle par le réalisme de ses toiles et par son usage novateur du clair-obscur, et devenir le plus grand peintre naturaliste de son temps. L’exposition sera consacrée à la carrière romaine de Caravage et au milieu artistique dans lequel il a évolué : le peintre entretenait des relations étroites avec le cercle intellectuel romain de l’époque. Présenté avec ses contemporains, peintres (amis ou rivaux), écrivains, collectionneurs, c'est toute l'effervescence intellectuelle de la Ville éternelle qui est évoquée grâce à la brillante carrière de cet artiste, de ses débuts à sa condamnation à mort..