Programme pour les Individuels

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Vendredi 13 septembre

Exposition Berthe Morisot au Musée d'Orsay

Figure majeure de l’impressionnisme, Berthe Morisot, reste aujourd’hui moins connue que ses amis Monet, Degas ou Renoir. Elle avait pourtant été immédiatement reconnue comme l’une des artistes les plus novatrices du groupe. L’exposition retrace le parcours exceptionnel d’une peintre, qui, à rebours des usages de son temps et de son milieu, devient une figure essentielle des avant-gardes parisiennes de la fin des années 1860 jusqu’à sa mort prématurée en 1895. Peindre d’après modèle permet à Berthe Morisot d’explorer plusieurs thématiques de la vie moderne, telles que l’intimité de la vie bourgeoise, le goût de la villégiature et des jardins, l’importance de la mode, le travail domestique féminin, tout en brouillant les frontières entre intérieur/extérieur, privé/public, fini/non fini. Pour elle, la peinture doit s’efforcer de « fixer quelque chose de ce qui passe ». Sujets modernes et rapidité d’exécution ont donc à voir avec la temporalité de la représentation, et l’artiste se confronte inlassablement à l’éphémère et au passage du temps. Ainsi ses dernières oeuvres, caractérisées par une expressivité et une musicalité nouvelles, invitent à une médiation souvent mélancolique sur ces relations entre l’art et la vie.

Vendredi 4 octobre à 14h00

Pigalle et les artistes : un quartier au coeur de la révolution impressionniste

A mi chemin entre Montmartre et la Nouvelle Athènes, se développe au XIXe siècle tout un quartier d'artistes sis sur l'ancien Mur des Fermiers généraux. Place Pigalle, où se trouvait avant la Révolution la "Barrière Montmartre", les premiers omnibus déversent leurs flots de modèles, les cafés fleurissent et s'y retrouvent plusieurs générations d'artistes sans le sou et dont les ateliers sont trop étroits pour recevoir.. Au Café Guerbois, marchands de couleurs, galeries et artistes ont rendez-vous avec la Fée verte avant de gagner les boulevards, le Moulin Rouge ou le Théâtre de l'Elysée Montmartre...

Jeudi 17 octobre à 13h00

Exposition Dos à la mode au Musée Bourdelle

Le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, présente Dos à la mode, une exposition hors les murs au musée Bourdelle, consacrée au vêtement vu de dos du XVIIIe siècle à nos jours. Dans nos sociétés obsédées par le visage et l’identité, le dos demeure une partie du vêtement particulièrement exploitée : traînes, décolletés et motifs ont pour vocation d’attirer le regard de l’autre. L’homme entretient avec son dos des rapports équivoques. Le dos se dérobe à sa vue, le rendant plus vulnérable ; et pourtant, la mode ne cesse de l’orner, de le charger ou de le dénuder. Zone la plus plane de notre corps, messages et motifs s’y déploient en toute lisibilité. L’exposition interroge la perception que nous avons de notre dos et de celui des autres : majesté d’une traîne de cour, charge d’un sac à dos, sensualité d’un décolleté et contrainte d’une fermeture… « Dos à la mode » rassemble une large sélection de silhouettes de haute couture et de prêt-à-porter issues des collections du Palais Galliera, complétées de vêtements de travail, uniformes et camisoles de force.

Lundi 4 novembre à 11h00

Exposition L'âge d'or de la peinture anglaise au Musée du Luxembourg

Cette exposition, construite à partir des chefs-d’oeuvre de la Tate Britain, met à l’honneur une période phare dans l’histoire de la peinture en Angleterre, allant des années 1760 jusqu’à 1820 environ. Elle entend dresser un panorama qui permette d’en saisir toute l’originalité et la diversité. Elle mène le visiteur de la fondation de la Royal Academy, avec des artistes comme Reynolds et Gainsborough, jusqu’au nouveau tournant qui s’amorce au début du XIXe siècle, notamment avec Turner. Le public y redécouvrira les grands classiques de l’art britannique, trop rarement présentés en France.

Vendredi 13 décembre à 15h00

Exposition "Marche et démarche, une histoire de la chaussure" au Musée des Arts Décoratifs

Loin d’une présentation qui se bornerait à égrainer des souliers selon une austère et monotone chronologie ou aligner des chaussures « de mode » qui n’auraient d’autres particularités que d’être extraordinaires, l’exposition s’interroge sur le statut de la chaussure et sur les manières de marcher en Occident et dans les cultures extra européennes, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Quels étaient les souliers pour les premiers pas de l’enfant ? Les talons, les semelles plates, les plateformes, les bouts pointus ou carrés ont-ils eu une incidence sur la marche et la démarche ? Comment les femmes adeptes du culte du petit pied, tant en Europe dès le XVIIe siècle (Charles Perrault écrit Cendrillon en 1697) qu’en Chine depuis le Xe siècle, ont-elles pu concilier idéal de beauté et mobilité ? L’apparition de la notion de chaussures « de marche » à la fin du XIXe siècle est-elle liée aux grands aménagements urbains faisant de la rue un espace accessible aux piétons ? Quels sont les détails techniques qui, au fil des siècles, ont apporté plus de confort aux souliers ? D’autres domaines singuliers de la chaussure et de la marche sont aussi abordés : le sport (de 1890 à nos jours), la danse, la marche militaire, sans négliger les chaussures magiques (des talonnières d’Hermès aux bottes de Sept lieues). Enfin, nous présenterons une sélection de souliers de l’époque contemporaine avec lesquels il est difficile, voire impossible, de marcher. Quelles sont les motivations des créateurs qui réalisent délibérément des souliers ne permettant que l’immobilité ?

Jeudi 19 décembre à 14h30

La bibliothèque de l'Arsenal

La Bibliothèque de l’Arsenal doit son nom à sa situation au cœur de l’ancien Arsenal fondé par Louis XII et réaménagé au début du XVIIe siècle pour Sully. Ancienne résidence des grands maîtres de l’artillerie, elle conserve notamment l’appartement aménagé par le Maréchal de la Meilleraye, après son mariage avec Marie de Cossé Brissac en 1637. Il offre au visiteur un somptueux décor, dont le cabinet de La Meilleraye, bel exemple du style Louis XIII, le Salon de musique, témoignage du style rocaille, la célèbre galerie des “femmes fortes”, et les salons ayant abrité les soirées littéraires de Madame de Genlis et de Charles Nodier. Les collections proviennent d’abord de la passion bibliophilique d’un amateur éclairé, Antoine-René d’Argenson, marquis de Paulmy, ministre et ambassadeur, qui obtint de Louis XV une concession de logement dans l’hôtel des grands maîtres de l’artillerie. Il avait rassemblé une immense collection à caractère encyclopédique, composée de livres imprimés, manuscrits, estampes, cartes, monnaies et médailles. Elle conserve désormais près d’un million de livres imprimés, un fonds précieux de manuscrits ( le Psautier de Saint Louis), des archives inattendues comme celles de la Bastille, des estampes..