Le Jardin des Tuileries

Le jardin de tous les caprices

Visite guidée

1h30

Par groupes de 25 personnes

Palais et jardins des Tuileries ont été créés par Catherine de Médicis, qui choisit un site hors Paris pour s’en désintéresser après dix ans de travaux. Le jardin de cette reine capricieuse était dès sa naissance le plus grand de la capitale. L’aménagement actuel est l’héritage de Louis XIV et de son fidèle jardinier Le Nôtre, qui réalisa ici son premier chef d’œuvre. Devenu musée de sculpture en plein air, les Tuileries et ses bosquets n’ont cessé d’accueillir banquets, manifestations, expositions ou expériences scientifiques…

Le caprice d’une reine

Lorsqu’en 1559, après la mort tragique d’Henri II, Catherine de Médicis abandonne la résidence des Tournelles pour s’installer au Louvre avec son fils François II, elle désire disposer d’une résidence propre, à proximité du palais royal, mais indépendante, moderne et entourée d’un vaste jardin. Elevée à la cour de Florence, la reine est nostalgique des somptueux jardins de son enfance et se constitue, en multipliant les achats, un vaste domaine, hors les murs de la capitale, à l’emplacement d’une ancienne fabrique de tuiles qui donne son nom au jardin.

Le Palais des Tuileries n’est pas achevé du vivant de la reine, qui s’en est d’ailleurs détournée (pour d’obscures raisons… une mystérieuse prophétie ?) pour s’installer un peu plus loin ; mais le jardin est sans conteste le plus vaste et le plus beau de l’époque.

Le Florentin Bernard de Carnessequi en dessine les plans, traçant des allées qui délimitent pelouses, massifs d’arbres, parterres de fleurs ou vergers, le tout agrémenté de fontaines et de fabriques dont une célèbre grotte ornée de motifs de faïence réalisée par Bernard Palissy. Un cadre idyllique pour organiser de somptueuses fêtes…

Le prototype des jardins à la française

Hélas ! Les guerres de religions n’épargnent pas le jardin. C’est dans un jardin des Tuileries ravagé qu’Henri IV fait installer des mûriers pour les vers à soie dont il voulait développer l’industrie et une fontaine alimentée en eau par la toute nouvelle pompe de la Samaritaine ! Jardin royal clos en temps normal, il est ouvert aux Parisiens lors des nombreuses absences de la cour.

Un peu plus tard, sous Louis XIV, des travaux sont entrepris au Palais des Tuileries pour en faire une résidence royale et, en 1664, Colbert commande à Le Nôtre des jardins dignes du prestige d’un tel palais. André Le Nôtre, 3e génération de Le Nôtre à travailler aux Tuileries, y met en œuvre pour la première fois ses idées. Traçant ses allées comme autant de lignes de fuites, déterminant les tailles des bassins de manière à contrer les effets d’optique et créer une harmonie parfaite pour le Roi qui les regardera depuis sa fenêtre.

Premier essai de dessin d’un jardin aux lignes géométriques, c’est aux Tuileries que Le Nôtre teste les éléments qui définissent à Versailles le jardin dit « à la française » : parterres de fleurs, bassins, fontaines, topiaires et sculptures…

Aujourd’hui encore, les sculptures contemporaines côtoient dans les jardins les commandes du Roi Soleil et font perdurer cette tradition de mécénat artistique au cœur du jardin.

 

Pour la petite histoire….

S’il ne vécut jamais au Palais des Tuileries, Henri IV en appréciait particulièrement les jardins et y emmenait souvent le dauphin. A la mort de son père, Louis XIII n’a que 9 ans. Le jardin devient pour lui un terrain de jeux privilégié et d’entrainement à la chasse… Il s’y exerce à tirer des animaux que le « gouverneur des bêtes farouches » lâche pour lui !

J’ai participé avec mon entreprise à plusieurs visites organisées par Marjorie (Montmartre, les passages couverts, l’Opéra Garnier, le musée de l’Orangerie…) et j’ai adoré la façon dont elle raconte les lieux, leur histoire ainsi que les anecdotes. Elle est même parvenue à me faire apprécier des oeuvres que je considérais sans intérêt en les replaçant dans le contexte de l’époque et de leur auteur ! Encore merci Marjorie et à bientôt pour de nouvelles visites.
Christine S

Le 08/06/2021

Le professionnalisme, les connaissances historiques et culturelles, la pédagogie de Marjorie ont rendu cette “visite” sur les Expositions Universelles hyper intéressante et enrichissante. Nous aurions pu continuer à l’écouter pendant des heures. Hâte de la retrouver pour les visites dans Paris.
Mélanie Dufond

Crédits photos : Michelleraponi et Deborahkbates sur Pixabay

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