Les Tuileries

Du palais au jardin

Conférence en salle ou en visio

1h15 à 1h30

Jusqu'à 100 personnes

Une conférence pour redécouvrir le palais de Catherine de Médicis et ses jardins, le plus célèbre des palais disparus de Paris. Un palais si beau qu’il en éclipsait le Louvre, et où la famille royale s’installait quand elle n’était pas à Versailles.

Dans ce palais et ses jardins se tinrent d’incroyables réceptions, des expériences inouïes comme des événements tragiques qui marquèrent l’histoire de France.

Du projet de Catherine de Médicis au Grand Dessein

Le 30 juin 1559, le tournoi donné en l’honneur du mariage de la jeune sœur du roi Henri II, Marguerite, duchesse de Berry, avec le duc de Savoie tourne au drame. Blessé par le coup de lance du comte de Montmorency, le roi expire après une longue agonie. Catherine de Médicis décide de quitter l’hôtel des Tournelles. Soucieuse d’avoir une résidence qui lui est propre, plus confortable que le Louvre sans en être éloignée et disposant d’un vaste jardin, son choix s’arrête sur le site dit des « Tuileries ». A l’extérieur de l’enceinte de Charles V, à l’emplacement d’anciennes fabriques de tuiles, François Ier y avait déjà acheté une demeure pour sa mère Louise de Savoie.

La construction commence en 1564 sous la direction de Philibert de l’Orme et selon un plan ambitieux qui ne sera jamais complètement réalisé, Catherine de Médicis s’étant détournée des Tuileries malgré la réalisation de somptueux jardins à l’italienne. 

Le chantier des Tuileries se poursuit sous Henri IV, qui le rattache au Louvre par la galerie du Bord-de-l’eau et sous Louis XIV qui continue de l’embellir, le dote de nouveaux jardins dessinés par André Le Nôtre et en fait de nouveau le cadre de fêtes exceptionnelles.

Du palais aux plus belles ruines de Paris.

Le 6 octobre 1789, les émeutiers ramènent la famille royale à Paris et l’installent aux Tuileries. Pendant 80 ans, le palais devient la principale résidence des rois et des empereurs. Napoléon Ier le dote d’une entrée remarquable en édifiant l’arc de triomphe du Carrousel. Les derniers Bourbons, comme leur successeur Louis-Philippe, réaménagent, redécorent sans toutefois pouvoir faire aboutir le projet de réunion du Louvre et des Tuileries sur le côté nord, qui n’est réalisé que par Napoléon III. Durant son règne, l’ancienne étiquette réapparaît, le faste des fêtes et des cérémonies lui confèrent un lustre inégalé. Agrandi, unifié avec le palais du Louvre devenu musée, il est le plus vaste et l’un des plus majestueux palais d’Europe.

Symbole insupportable du pouvoir, les communards y mettent le feu en mai 1871. Murs et planchers sont aspergés de pétrole, chapelle et théâtre sont enduits de goudron, des barils de poudre accumulés dans les escaliers attisent un incendie qui dure trois jours et ruine cette architecture enfin aboutie.

Les décombres des Tuileries restent en place pendant douze ans, douze longues années de tergiversations pendant lesquelles on pense encore restaurer, au moins pour partie, ce symbole de la grandeur de la France, lieu de fêtes inoubliables. Le tourisme des ruines qui se développe à la fin du XIXe siècle ne suffit pas à sauver le monument qui est finalement démoli en 1883 mais dont on peut encore voir, bien cachés dans Paris, plusieurs vestiges.

Pour la petite histoire….

Le 20 août 1572, une fête somptueuse est organisée aux Tuileries pour les noces de Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, et Henri de Navarre, futur Henri IV. Alors que le climat politique est extrêmement tendu, un ballet de cour à la mode italienne, très en vogue chez les Valois, est donné. La Défense du Paradis met en scène un combat dansé dans lequel Henri de Navarre et ses proches attaquent le Paradis, défendu par Charles IX et ses frères. Les protestants vaincus sont libérés par l’Amour au son du feu d’artifice. Justifiant ce qui pourrait passer pour une mésalliance, le ballet heurte le camp protestant et contribue à dégrader encore la situation quelques jours avant la St Barthélémy…

Je viens de participer à la visioconférence sur les Tuileries. Je tiens à vous exprimer mes félicitations pour la très grande qualité de votre prestation. La présentation est à la fois très intéressante et très pédagogique, car enrichie d’excellents commentaires, de plans et d’illustrations diverses… Merci et bravo ! Avec mes très cordiales salutations.

 

Martin F

Président de l’Amicale des retraités AAEK

Merci Marjorie pour cette nouvelle visioconférence sur l’histoire des Tuileries et le Palais Royal, une page d’histoire que je ne connaissais pas….. Vos explications sont toujours passionnantes et enrichissantes.

Nicole R

Le 3/6/2020

Crédits photos :
-‘Fête de nuit aux Tuileries, le 10 juin 1867, à l’occasion de la visite des souverains étrangers à l’exposition universelle, actuel 1er arrondissement’, Tetar Van Elven, Pierre Henri, Musée Carnavalet, site paris Musées
Kirsten Drew sur Unsplash

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