Musée Cognacq Jay

Visite guidée

1h à 1h30

Jusqu'à 18 participants

Au cœur du Marais, l’hôtel Donon abrite la magnifique collection réunie par Ernest Cognacq et son épouse Marie-Louise Jay. Partis de rien, les époux Cognacq-Jay bâtissent un empire autour de la Samaritaine : révolutionnaires par leurs techniques de vente, philanthropes, ils sont également d’avides collectionneurs. Une partie de leur collection a été léguée à la Ville de Paris et dresse un panorama unique des arts du Siècle des Lumières. Bien plus que les arts, c’est tout l’esprit du XVIIIe siècle qui se dévoile.

Naissance d’un collectionneur

Le musée Cognacq-Jay accueille les collections léguées par Ernest Cognacq en 1928. D’origine modeste, le couple qu’il forme avec Marie-Louise Jay constitue l’un des plus remarquables exemples de réussite sociale liée au développement des grands magasins dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ernest Cognacq n’a que 12 ans quand le décès de son père le jette sur les routes pour gagner sa vie comme marchand ambulant à Bordeaux et La Rochelle. Il tente ensuite sa chance dans plusieurs grands magasins parisiens dont La Nouvelle Héloïse où il rencontre sa future femme. Après une première tentative infructueuse, Ernest Cognacq, surnommé le Napoléon du déballage, s’établit à son compte  comme camelot dans la corbeille de la seconde arche du Pont Neuf, à l’emplacement de l’ancienne pompe hydraulique de la Samaritaine. Profitant de la clientèle des Halles et du magasin tout proche A la Belle Jardinière, ses affaires prospèrent et il peut même louer un premier local et engage ses premiers employés. Grâce à ses idées novatrices, le couple Cognacq-Jay voit ses affaires prospérer, ne cesse d’agrandir les bâtiments du magasin et se lance dans une œuvre philanthropique importante, principalement tournée vers ses employés. A 56 ans, Ernest Cognacq devient également collectionneur…

 

De la Samaritaine de luxe au Musée

Fort du succès de la Samaritaine du Pont-Neuf, qui s’adresse à une clientèle modeste du centre de Paris, Ernest Cognacq décide de fonder en 1917 un magasin destiné à une clientèle plus aisée. Magasin de style Art Nouveau, la Samaritaine de luxe est également destinée à accueillir la collection de peintures, sculptures et objets d’art réunie par le couple et présentée lors d’expositions aux clients du magasins. C’est d’une partie de cette collection qu’hérite la Ville de Paris en 1928 et qu’elle présente, depuis 1990, au cœur du Marais, dans le superbe hôtel Donon, encore magnifié par les boiseries sélectionnées par Ernest Cognacq pour servir de cadre à ses œuvres. Ainsi les collections du musée, tout en reflétant le goût d’un homme et non une vision encyclopédique d’une époque, réunissent de manière intimiste et saisissante des meubles des plus grands ébénistes avec des toiles de maîtres incontournables comme Chardin, Boucher ou Fragonard, comme des petits maîtres tombés dans l’oubli. D’autres œuvres signées de Rembrandt, Tiepolo ou encore Guardi et Canaletto rappellent les liens commerciaux forts qui s’établissent dans l’Europe des Lumières.

Porcelaines de Chine ou de Saxe, objets exotiques d’un luxe inouï, tabatières, boîtes à parfum transportent le visiteur dans un monde de luxe et de frivolité, de délicatesse et de légèreté pour replonger le temps d’une visite dans ce siècle tourmenté.

J’ai participé avec mon entreprise à plusieurs visites organisées par Marjorie (Montmartre, les passages couverts, l’Opéra Garnier, le musée de l’Orangerie…) et j’ai adoré la façon dont elle raconte les lieux, leur histoire ainsi que les anecdotes. Elle est même parvenue à me faire apprécier des oeuvres que je considérais sans intérêt en les replaçant dans le contexte de l’époque et de leur auteur ! Encore merci Marjorie et à bientôt pour de nouvelles visites.
Christine S

Le 08/06/2021

Le professionnalisme, les connaissances historiques et culturelles, la pédagogie de Marjorie ont rendu cette « visite » sur les Expositions Universelles hyper intéressante et enrichissante. Nous aurions pu continuer à l’écouter pendant des heures. Hâte de la retrouver pour les visites dans Paris.
Mélanie Dufond

Crédits photos : Les Bonnes Visites

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